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L’atopie chez le chat

L’atopie chez le chat

Faits généraux 

  • L’atopie est causée par une barrière cutanée anormale, la génétique du chat et des facteurs environnementaux.
  • Elle se caractérise par des symptômes d’allergie consécutifs à une exposition répétée à des substances dans l’environnement tels que les pollens, les moisissures, la poussière, etc.
  • Étant donné la nature héréditaire de cette maladie, certaines races sont plus fréquemment affectées, notamment les siamois.
  • Les symptômes peuvent être saisonniers (avril-mai à octobre-novembre) ou présents tout au long de l’année.

Signes cliniques 

Chez les chats, les premiers symptômes d’allergie consistent en des démangeaisons. Celles-ci surviennent principalement au niveau de la face, des pattes, de l’abdomen et des oreilles. Ceux qui ressentent des démangeaisons vont se gratter, se lécher et se mordiller afin de soulager ces sensations désagréables. Par la suite, des lésions causées par les démangeaisons peuvent apparaître, telles qu’une perte de poils, des rougeurs, des pellicules, des papules, des pustules, de l’hyperpigmentation (noircissement de la peau), etc. Dans beaucoup de cas, la surinfection bactérienne ou à levures contribue aux symptômes d’inflammation et de démangeaison de la peau. Ces chats sont également sujets à développer des otites à répétition.

Dans le cas des allergies alimentaires, plus particulièrement, des signes digestifs peuvent également être présents en plus des signes cutanés tels que des flatulences, diarrhée, borborygmes, etc.

Diagnostic

Cela n’est pas chose facile ! Le vétérinaire doit d’abord prendre une anamnèse et procéder à un examen physique complet de votre chat. Par la suite, il est possible de faire différents prélèvements au niveau de la peau qui pourront être envoyés en laboratoire ou réalisés en clinique à l’aide d’un microscope.

Les mêmes symptômes que l’atopie peuvent se retrouver dans d’autres maladies de peau, telles que l’allergie aux piqûres de puces, l’allergie alimentaire, l’allergie de contact, la gale sarcoptique, la folliculite, etc. C’est pourquoi la prise d’informations, l’examen physique et les différentes analyses réalisées sur votre chat sont cruciaux afin d’établir le bon diagnostic et de procéder adéquatement au traitement de la condition.

Dans le cas des allergies alimentaires, la méthode la plus fiable pour diagnostiquer ou exclure la condition est la diète d’éviction (diète hypoallergénique). Il sera primordial d’offrir uniquement la nourriture hypoallergénique choisie durant une période de 8 à 10 semaines et de ne pas donner de gâteries (biscuits ou lamelles), ni de nourriture de table durant toute la période d’essai. La diète d’éviction maison est la recommandation numéro 1 si vous êtes prêt à cuisiner pour votre chat, mais il existe également des diètes commerciales. Plusieurs formules sont offertes en clinique vétérinaire. En tant que propriétaire, il est parfois difficile de s’y retrouver face à toutes les nourritures hypoallergéniques offertes sur le marché. Si vous décidez de choisir cette option, votre vétérinaire pourra vous faire la meilleure recommandation adaptée aux besoins de votre chat. Les fabricants de ces nourritures garantissent qu’il n’y a pas de contamination d’allergènes potentiels entre chaque production. La meilleure période de l’année pour effectuer une diète d’éviction est l’hiver, car il n’y a pas d’allergènes environnementaux tels que les pollens et autres qui peuvent venir fausser les résultats.

Dans le cas de l’atopie, lorsque la diète hypoallergénique maison ou la diète commerciale ont été tentées et que votre chat démontre toujours des symptômes de prurit, le diagnostic d’atopie semble plus probable. Ainsi, la prochaine étape pour confirmer et identifier les différents allergènes causant le prurit est le test d’allergie intradermique. Il existe également un test sérologique pour diagnostiquer la condition, mais il n’est que très peu utilisé car il est moins fiable que le test d’allergie intradermique.

Malheureusement, certains chats peuvent être affectés par des allergies alimentaires et de l’atopie ; ce qui peut compliquer le diagnostic.

Traitement

Les chats atteints d’allergies ne peuvent malheureusement pas guérir de cette condition. Par contre, dans la majorité des cas, les symptômes peuvent être suffisamment contrôlés pour permettre un confort optimal.

Dans le cas des allergies alimentaires, lorsqu’il est possible de trouver une diète ne contenant pas d’allergènes faisant réagir votre chat, les symptômes de prurit ont tendance à se résoudre. Cependant, votre chat peut être allergique à plusieurs allergènes dans la nourriture et il se peut que plusieurs diètes doivent être essayées avant de cibler celle qui lui conviendra le mieux. Il est donc très important de ne pas se décourager dans tout ce processus qui peut devenir fastidieux !

Traitement de l’atopie :

Un test d’allergie intradermique chez un dermatologue peut être réalisé afin de planifier un vaccin d’immunothérapie qui désensibilisera votre chat contre les allergènes ciblés. Normalement, ce test sera réalisé à partir de 3 ans d’âge afin que votre chat puisse développer toutes ses allergies. Le vaccin d’hyposensibilisation est efficace dans environ 75 % des cas et prend entre 3 et 12 mois avant que les signes de prurit s’estompent. Il faut également mentionner que le vaccin n’apporte pas toujours une résolution complète des symptômes de prurit. Ainsi, le tiers des chats ayant eu une réponse favorable au vaccin de désensibilisation vont tout de même devoir continuer une médication pour soulager leurs symptômes de démangeaison, mais à de moindres doses.

Médication :

L’antiprurigineux le plus fréquemment prescrit par les vétérinaires est la cortisone, étant donné son faible coût. Par contre, à long terme, cette médication peut causer des effets secondaires sérieux. Des antihistaminiques peuvent être ajoutés pour tenter de réduire les doses de cortisone et d’en réduire les effets secondaires à court, moyen et long terme. Les acides gras peuvent également être ajoutés. Leur avantage est qu’ils causent très peu d’effets indésirables; mais ils ne sont pas efficaces dans tous les cas.

Dans les cas de crise aiguë, un shampooing doux pour animaux à base d’avoine, d’aloès ou d’huile de noix de coco aura un effet calmant et éliminera les allergènes et les micro-organismes se trouvant à la surface de la peau. De plus, certains produits topiques sont formulés pour aider à renforcer la barrière cutanée.

D’autres médicaments tels que l’Apoquel (oclacinitib), l’Atopica (cyclosporine) et le Cytopoint (anticorps monoclonal spécifique à l’interleukine 31) sont des options à considérer pour le contrôle des symptômes de prurit de votre chat. Ils sont plus coûteux que la cortisone, mais ils n’ont pas les mêmes effets secondaires à long terme. Il est bien important de rappeler que la médication ne guérira pas votre chat de son allergie, mais le rendra beaucoup plus confortable.

 

L’atopie et les allergies alimentaires sont des conditions fréquemment vues chez nos animaux de compagnie. Si vous pensez que votre chat en souffre, parlez-en à votre vétérinaire, il saura vous accompagner et vous donner les meilleurs conseils qui soient pour son bien-être !

 

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